Burnout et dépression: une hormone révélatrice

niveau-cortisolBurnout et dépression: une hormone révélatrice

En mesurant le niveau de cortisol, il est maintenant plus facile de confirmer une dépression ou un burnout.

Il est maintenant plus facile de confirmer un état de détresse psychologique, un burnout ou une dépression en mesurant le niveau d’une hormone contenue dans la salive- le cortisol – qui est reconnue comme un indicateur du stress.

C’est ce qu’ont fait des chercheurs de l’Université Laval, de l’Université de Montréal et de l’Université Concordia qui viennent de compléter une enquête qui a duré quatre ans auprès de 2200 travailleurs de 63 entreprises de différents secteurs au Québec. Quinze échantillons de salive ont été prélevés sur chacun des 401 employés retenus.

«Ça vient corroborer par un indicateur biologique les questionnaires utilisés en psychiatrie pour évaluer les problèmes de dépression, d’épuisement professionnel en milieu de travail. C’est la première fois au Canada», indique le professeur et épidémiologiste Pierre Durand, de l’École des relations industrielles à l’Université de Montréal.

L’étude montre qu’un employé sur quatre a eu récemment un épisode de détresse psychologique, que 12 % des employés interrogés ont subi un épuisement émotionnel une fois ou plus par semaine et que 11 % ont indiqué avoir été inefficaces au travail en raison d’un problème de santé mentale. Les employés les plus lourdement affectés par des troubles mentaux sont ceux qui sont au début ou au sommet de leur vie active.

L’étude a permis également de décrire le profil des entreprises soucieuses ou non de la santé mentale de leurs employés. «Les premiers de classe sont souvent des entreprises qui sont bonnes dans leur domaine, dans la façon dont elles gèrent leurs affaires. Ce sont des gens méticuleux, professionnels, qui sont convaincus de la valeur de leur capital humain», indique M. Durand.

«Les pires sont celles qui sont désorganisées. Si elles sont désorganisées dans leurs affaires, les employés le sont aussi parce qu’ils ne savent pas où s’en aller. Ils sont insécures», ajoute-t-il.

Insécurité d’emploi

La peur de perdre son emploi, une supervision abusive, la difficulté à concilier travail-famille et le manque de reconnaissance du travail sont les principales causes de stress pouvant mener à des problèmes de santé mentale. Une rémunération non conforme à l’effort des employés est aussi un facteur négatif de stress.

«Au niveau organisationnel, une des pratiques les plus importantes pour réduire le stress, c’est quand les employés font partie du processus décisionnel dans leur travail. Ça aide aussi à réduire le sentiment d’insécurité d’emploi. Il y a des milieux où c’est toujours incertain, mais on arrive par la culture d’entreprise à donner confiance aux gens et à ne pas trop souffrir d’un sentiment que l’emploi peut partir à tout moment», avance l’expert en santé au travail. Pour améliorer la conciliation travail-famille, on propose des horaires flexibles, une réduction des heures de travail.

Les problèmes de santé mentale amènent les entreprises à payer davantage pour les primes plus élevées pour l’assurance invalidité court et long terme. On estime que 30 % des demandes d’indemnisations sont générées par des burnouts, des dépressions.

«Ça coûte plus cher aux compagnies d’assurance parce que les gens sont absents plus longtemps qu’avant. Les gens vieillissent et le temps de récupération est plus long. Les compagnies d’assurance invalidité ont intérêt à ce que leurs assurés soient en bonne santé», affirme M. Durand.

La compagnie Standard Life a financé une partie des travaux des chercheurs des trois universités.

Source: www.lapresse.ca/le-soleil, M. Pierre Pelchat

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Yanick LeBlanc

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